Les souvenirs qui s'enfuient de toi.

Les souvenirs qui s'enfuient de toi.


Et elle t'a dit : "Monsieur, on m'a dit de vous féliciter, parce que vous aviez fait des choses extraordinaires", sans se souvenir que tu venais d'avoir ton concours, et que tu étais son premier arrière-petit-fils.

La douleur qu'inflige l'Oubli. En sortant, tu étais si mal que tu as dit que tu ne pourrais plus jamais revenir.


Pata, où es-tu ? Qui es-tu à présent ?


# Posté le jeudi 09 juillet 2009 08:56
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 09:12

Lui, il dit avoir vu l'adoration dans ses yeux, ce jour-là. Il faut croire qu'on est capable d'oublier n'importe quoi. =)

Lui, il dit avoir vu l'adoration dans ses yeux, ce jour-là. Il faut croire qu'on est capable d'oublier n'importe quoi. =)


Les Yeux d'Elsa


Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa


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# Posté le mercredi 08 juillet 2009 10:02

Et un jour, nous qui vivons, nous dormirons pour l'éternité au fond d'un cercueil de pin...Quelle horreur, la mort qui dévore. Je crois que je n'y croirai jamais.

Et un jour, nous qui vivons, nous dormirons pour l'éternité au fond d'un cercueil de pin...Quelle horreur, la mort qui dévore. Je crois que je n'y croirai jamais.
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# Posté le mercredi 08 juillet 2009 08:00

Nothing Else Matters

Nothing Else Matters


Surtout, ne t'inquiète pas. Je te l'écris pour que le jour où tu me liras, tu en sois certain. Ce que je dis ici, dans mon monde bizarre, ce n'est pas pour que tu t'en veuilles. Je ne veux pas. Regarde un peu plus bas : "On se relève de tout, même des chutes sans fond" (Noir Désir). Ça ira.

Je suis pleine de questions c'est vrai. Celle qui domine est sans doute "Comment, alors qu'on a mis quelqu'un comme lui sur mon chemin, ai-je pu me débrouiller pour le perdre ?". Perpétuelle mise en question, comme je te dis, "je cherche l'Erreur."

Mais au fond, je ne regrette rien. Je suis tellement heureuse de te connaître. Même si c'est à travers mes lunettes "j'idéalise le monde". Si je les ai enfilées, c'est sans doute que tu les méritais un peu ;).

Je persiste à croire que tu es quelqu'un d'extraordinaire, peut-être aussi parce que je ne connais personne comme toi. Tu te doutes bien que tu me manques, mais c'est comme ça. Un jour, j'arriverai à te voir comme un très bon ami, un peu spécial, mais juste un très bon ami. On se délivre de tout, tu sais, même des gens comme toi ;).
Je te demande juste de ne pas m'abandonner une seconde fois, tu m'aideras si tu restes toi-même, si tu ne m'oublies pas, si je ne te perds pas.


Quelle folie, cette année 2008. Sacré destin, qui t'a filé le dur rôle de participer à ta façon à ma drôle de petite vie, dans sa longue construction. Sois heureux, tu m'as changée, en me montrant mon chemin.

Merci pour tout.
=)








# Posté le lundi 29 juin 2009 16:16
Modifié le lundi 06 juillet 2009 12:17

On se relève de tout, même des chutes sans fond.

 On se relève de tout, même des chutes sans fond.


Avec toi, je suis devenue une spécialiste de la falsification de souvenirs. Cette magie de l'esprit pour se protéger de la douleur. Mensonges, mensonges permanents.

Je ne sais qu'une chose, tu tiens
Ma joie, ma peine, entre tes mains

Tu es le souffle, le lien
Mon enfant roi, mon magicien

Rien ne m'appartient
Au sud je reviens

Noyée dans le c½ur des foules
C'est dans ton fleuve que je m'écoule

Quand tous les ponts d'or s'écroulent
C'est de ton air que je me saoule

Rien ne m'appartient
Au sud je reviens

Les territoires inconnus
Je les parcours, je les inclus

Mon pays, mon sang, ma rue
Sont dans tes yeux, je les ai vus

# Posté le vendredi 26 juin 2009 04:02